Vente du jeudi 2 juillet 2009, salle 8
SUCCESSION de Madame Andrée L. VUITTON (2ème vente cataloguée)
Catalogue en ligne avec les résultats
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Loïc du BOISBAUDRY, expert en meubles et objets d'art du XVIIe au XIXe siècles. Ventes publiques (Paris, Hôtel Drouot), inventaires en vue de partage, inventaires en vue d'assurance, conseil.
Fine art appraiser for furniture and decorative arts.










(Photo Mathieu FERRIER)
(Photo Mathieu FERRIER)









Adjugée 12 600 € (15 120 € avec les frais)
(Photo Mathieu FERRIER & Tanguy de MONTESSON)
Photos de l’Hôtel de Guînes (MH) :

Bibliographie : Françoise Levy-Coblentz, "L'art du meuble en Alsace", tome I. pl. CLV à CLVIII. Note : Le cartouche de l'armoire - orné d'une fleur de lys - n'est pas daté de 1626 mais bien de 1696. Strasbourg n'a été rattaché à la France qu'après sa capitulation de 1681.
Adjugé : 25 000 € (30 000 € avec les frais)

Adjugé : 250 € (300 € avec les fais)
Pogliani Ferdinando (Milan, 1832-1899), fondateur d’un atelier d’ébénisterie familial réputé (Cf. « Mobili Italiani dell’Ottocento», 1991).
Adjugé : 4 000 €





Paire de trompe l’oeil en bois de résineux peint, figurant un couple d’enfants, la fillette coiffée à la Fontanges et gantée, un pli de son habit chargé de fleurs, le jeune garçon en perruque et justaucorps, un chapeau sous le bras.
Angleterre, vers 1690-1710.
Petits accidents et manques, couche picturale en bon état.
H. 108,5 cm et H. 98 cm
Socles postérieurs.
Adjugés 13 000 €
(soit 15 642,90 € avec les frais de vente)
Ces trompe l’oeil (dénommés en Angleterre dummy boards, chimney boards ou silent companions) sont apparus au début du XVIIe siècle. Très peu de documents de l’époque nous sont parvenus à leur sujet, à part quelques anecdotes soulignant les effets de surprise et de quiproquo qu’ils purent créer. La première représentation ne date que de 1674, sur le frontispice du Compleat Gamester. L’usage de ces trompe l’oeil n’est pas clairement défini. Au fil du temps, il sont devenus des objets décoratifs et, lorsqu’ils étaient de petite taille, ils ont essentiellement servi à masquer l’âtre des cheminées pendant la belle saison.
Nos trompe l’oeil étaient posés à même le sol et maintenus par deux petites équerres dont on aperçoit les traces de fixation au dos. Le rebord est biseauté pour parfaire l’illusion. L’un porte une grande marque peinte « B ».
Le Victoria & Albert Museum de Londres en conserve quelques exemplaires. Une paire apparentée est reproduite p. 20 dans l’opuscule de Clare Graham, Dummy boards and chimney boards, 1988. Une autre, très proche, est conservée à Lamport Hall (Northamptonshire), et reproduite dans l’ouvrage en préparation de Susanne Newstead, This Quiet Life.



Détail de la tapisserie
N° 290
Importante tapisserie de la manufacture royale de BEAUVAIS, de la tenture des «Grotesques», représentant «Les Dompteurs». Fond jaune ou "tabac d'Espagne" à décor polychrome de dompteurs, lions, léopards, musiciens et danseurs, dais, guirlandes de fleurs et de fruits, treillages, lambrequins et pavement.
Cartons de Jean-Baptiste Monnoyer (1634-1699) d'après Jean Bérain (1640-1711).
Tissage réalisé sous la direction de Philippe BEHAGLE I (de 1684 à 1705) ou de ses successeurs.
Fin XVIIe ou début XVIIIe siècle (entre 1689 et 1732).
Restaurations, diminuée, sans bordure.
H. 240 cm - L. 360 cm
Adjugée : 49 000 €
Exécutée pour la première fois en 1689 sous la direction de l'entrepreneur Philippe Behagle, la tenture des grotesques comprenait normalement six pièces, dont trois en longueur (Les Dompteurs, Le Dromadaire et l'Eléphant) et trois en hauteur (L'Offrande à Bacchus, L'Offrande à Pan et Les Musiciens). Behagle n'obligeait pas les acheteurs à prendre la tenture complète, mais, dans un souci commercial, il pouvait la détailler pièce par pièce, allant parfois jusqu'à couper « une pièce en deux ou trois, opération qui peut se faire dans la Grotesque sans quasy gatter le dessein ». Cette tenture, indissolublement liée à l'histoire de la manufacture et qui assura sa renommée en France et à l'étranger, fut tissée jusqu'en 1732 environ. Elle était destinée à une clientèle d'exception. Une tenture de six pièces fut livrée au Garde-Meuble de la Couronne en 1696 et envoyée "pour le service du Roy" au château de Marly. Le comte de Toulouse acquit également cette tenture pour Rambouillet. Le catalogue « Five centuries of tapestry », Fine Arts Museums of San Francisco, 1992, p. 262 et 263, signale que la tapisserie des dompteurs est la plus rare et qu’il n’en est connu que douze exemplaires environ. .
Œuvres en rapport : quelques très rares exemplaires de cette tapisserie des Dompteurs sont conservés au Mobilier National, au musée des Arts Décoratifs de Paris, , au musée d'Aix-en-Provence, au Detroit Institute of Arts (également sans bordure), au Boston Museum of Fine Art (plus petite).

N° 226
Paire de fauteuils cannés, en hêtre teinté sculpté de fleurettes, le dossier plat violoné, les quatre pieds cambrés et feuillagés en départ.
Estampillés : CHELANT / MENUSIER A LYON.
Époque Louis XV.
Galettes rapportées.
H. 95 cm - l. 47,5 cm
Adjugés : 3 000 €
N° 175Époque Empire, entre 1807 et 1810.
Sphère armillaire à refixer.
H. 40,5 cm - L. 39,5 cm
Adjugée : 8 900 €
Jean-André REICHE (1752-1817), bronzier et dessinateur parisien, a déposé le modèle de cette pendule à la Bibliothèque Impériale en 1807 sous le titre « La Leçon d'astronomie » et le dessin au lavis et à l’aquarelle, utilisé pour effectuer ce dépôt légal, est toujours conservé au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale sous la cote Le 30, 18.
Bibliographie :
- Ottomeyer, Vergoldete Bronzen, p. 374 et 375, n° 5.15.1 et 5.15.2
- Niehüsen, French bronze clocks, p. 218, n° 459
N° 161Adjugée : 680 €
Chantal Humbert, "Les arts décoratifs en Lorraine", 1993, p. 138 à 143.
"Les Cires habillées nancéiennes, tableaux de cire et d’étoffes", Musée lorrain, Nancy, 1989.



N° 220
Paire d’importants candélabres en bronze ciselé et doré figurant Mercure et Psyché brandissant un bouquet de six lumières. Base en colonne tronquée, à tête de Zéphyr sur l'un, sphère céleste étoilée et nuées sur l'autre.
Époque Empire.
H. 106 cm
Thème : Psyché conduite par Mercure vers l'Olympe, où elle sera immortalisée et unie à Cupidon.
Références : le musée Marmottan à Paris conserve et expose une paire de candélabres similaires, de même dimension (numéros d'inventaire : 785 et 786).
Adjugés : 36 000 €

Reprise des quatre figures de bronze de la Fontaine aux tortues (Fontana delle Tartarughe) située à Rome, Piazza Mattei, et réalisées par le sculpteur Taddeo Landini vers 1585.
Adjugées : 40 000 €


Modèle apparenté, de Louis Cresson, ill. 99 p. 118 dans "Le Siège Français" de Jarry et Devinoy, 1973.
Adjugés : 45 000 €


Thomas Marriott Bardin, mort en 1819, fait partie d'une dynastie de fabricants de globes qui exerça avec succès de la fin du XVIIIe siècle au début du XIXe siècle.
Adjugé : 4 200 €
Extrait du catalogue :
N° 81
BELLE SUITE DE QUATRE STATUES en marbre blanc, figurant des éphèbes, un pied posé sur un dauphin, une main relevée. XIXe siècle.
Accidents et manques.
H. 130 cm - l. 140 cm (environ)
Reprise des quatre figures de bronze de la Fontaine aux tortues (Fontana delle Tartarughe) située à Rome, Piazza Mattei, et réalisées par le sculpteur Taddeo Landini vers 1585.
Estimation des 4 statues : 15 000 € / 20 000 €
Copyright © 2005