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11 mars 2009

Paris, Hôtel Drouot
Vente du lundi 30 mars 2009, salles 5 et 6
SUCCESSION ANITA SEMAIL
VENTE AU PROFIT DE L'INSTITUT PASTEUR

Catalogue en ligne avec les résultats
(cliquer sur l'image et patientez)



Liste des résultats (cliquer pour agrandir) :

n° 158 - Paire de brûle-parfum d'époque Transition

PAIRE DE BRÛLE-PARFUM en bronze doré et tôle relaquée tomate, les anses en forme d’enfant se réchauffant, le couvercle amovible muni d’une graine. Corps souligné d’une frise de flots ajourés, rythmé de guirlandes de laurier. Piédouche cannelé, bordé d’une frise d’entrelacs, posé sur une base échancrée aux angles.
Époque Transition
Haut. 24,5 cm - larg. 21,5 cm

La qualité de la ciselure imprime une grande fluidité au décor de ces magnifiques vases. On relèvera les jambes des enfants, en forme de feuillage, qui se fond avec celui des guirlandes. La laque tomate relève du goût de la chinoiserie.
• Une paire de vases, reprenant ce décor d’enfants, est reproduite à la page 142 de l’ouvrage de Kjellberg, «Objets montés du Moyen Âge à nos jours», Paris, 2000.

• Une autre paire de vases, des années 1760-1765 (n° 170 de la vente Christie’s du 20 avril 2007, à New-York), ornée d’un couple de personnages ayant la même position assise et les mêmes jambes feuillagées, et des guirlandes de laurier similaires, prouvent que l’on est en présence d’un même ornemaniste (peut-être Jean-François Neufforge, 1714-1791), voire d’un même bronzier.


Estimation : 30 000 / 40 000 €
Adjugés :
75 640 € (frais inclus)
© Photo Thierry Jacob

n° 219 - Paire d'importants fauteuils de Jacob-Frères

PAIRE D’IMPORTANTS FAUTEUILS en acajou et placage d’acajou. Le dossier enroulé, muni d’une main de prise tournée, est orné d’un mascaron qui s’inscrit dans une réserve losangée, de deux motifs en éventail et d’une frise de festons. Les supports d’accotoirs, en balustre, sont coiffés d’une crosse qui épouse le profil des accotoirs. Les pieds antérieurs, fuselés, posent sur des griffes.
Estampille: JACOB-FRÈRES / RUE MESLÉE
Vers 1795-1800
Équerres de renfort
Haut. 91 cm - Long. 86 cm - p. 70 cm

Georges II et François Honoré-Georges Jacob utilisèrent cette estampille de 1796 à 1803, après le décès de leur père, Georges Jacob. Au cours de cette courte association, ils réalisèrent les plus belles productions de la lignée des Jacob.


Estimation : 25 000 / 35 000 €
Adjugé : 26 040 € (frais inclus)
© Photo Thierry Jacob

n° 229 - Chaises d'enfant de Drouilly

PAIRE DE CHAISES D’ENFANT en hêtre repeint vert d’eau, le dossier plat et la ceinture mouvementés sculptés de fleurettes et de feuillage. Estampillées C.F.DROUILLY.
Époque Louis XV
Équerres de renfort, quelques fentes, anciennement cannées
Haut. 74 cm - larg. 46 cm
Claude François Drouilly, Maître en 1748.

Estimation : 1 500 / 2 000 €
Adjugé : 6 448 € (frais inclus)
© Photo Thierry Jacob

n° 154 - Bougeoir de paravent

BOUGEOIR DE PARAVENT en laiton doré, porcelaine blanche et laque rouge et or, le binet feuillagé, la poignée gravée, ornée de branchages fleuris, l’éteignoir découvrant une fleur en bouton.
XVIIIe siècle
Éclats
Haut. 24 cm - larg. 15 cm - p. 23 cm

Désignés aussi comme bougeoirs de lit au XVIIIe siècle, ils pouvaient encore s’accrocher sur le dossier d’un siège, sur un paravent ou sur un lit. Dans l’inventaire de Madame de Pompadour de 1764 figure, sous le n° 1362: “un bougeoir de lit, de laque garny de bronze doré d’or moulu, prisé 15 livres».
Le Livre-Journal du marchand Lazare Duvaux mentionne, sous le numéro 1659: «Un chandelier de lit, plateau de lacq, les garnitures dorées d’or moulu, garni de fleurs, 72 l.» (Courajod, tome II, page 187).
Deux bougeoirs de ce type sont reproduits dans «Le Mobilier domestique», Paris, 1984, p. 389.


Estimation : 3 000 / 3 500 €
Adjugé : 13 392 € (frais inclus)
© Photo Thierry Jacob

n° 133 - Compigné : paysages maritimes

COMPIGNÉ
Paysages maritimes, animés de personnages
Deux tableautins formant pendant, en étain doré, argenté, gouache et vernis coloré
12,9 x 17,2 cm (vue)

Bibliographie :
A. Semail, « Compigné tabletier du roi et Claude Louis Chevalier », La Vitrine, novembre 1960 ; l’un reproduit en couverture.

Estimation : 8 000 / 12 000 €
Adjugé : 15 624 € (frais inclus)
© Photo Thierry Jacob

n° 125 - Compigné : Henri IV et Sully

COMPIGNÉ
Réconciliation d’Henri IV et Sully d’après Gravelot(1699–1773)
Médaillon en étain gouaché et doré
Inscription : « Relevez vous, mais relevez vous donc Rosny ils vont croire que je vous pardonne »
Diam. apparent : 10,7 cm

Bibliographie :
A. Semail, « Compigné tabletier du roi et Claude Louis Chevalier », La Vitrine, novembre 1960, repr. p. 7.
A. Semail, « Les Compignés et leurs créateurs », Plaisir de France, mars 1975, p. 29, fig. 8.


Dessin de Gravelot du musée national du château de Pau (Inv. P. 2006.0.1.1) :
cliquer ici

Estimation : 1 000 / 1 500 €
Adjugé : 2 604 € (frais inclus)

n° 121 - Chevalier : vue du château de Brienne

Claude Louis CHEVALIER, élève de COMPIGNÉ, reçu maître tabletier en 1776.
- Vue du château de Brienne, prise du côté des jardins
- Vue du château de Brienne, prise du côté de l’entrée
Étain doré, gouache et vernis colorés, sur écaille
Deux médaillons formant pendant
Diam. apparent : 7,5 cm chacun

Estimation : 2 000 €
Adjugé : 2 976 € (frais inclus)
© Photo Thierry Jacob