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23 juin 2020


Paris, Hôtel Drouot, salle 10
Vente du Vendredi 3 juillet 2020
Calatlogue téléchargeable

    






N° 201 - Miniatures sur émail de SOIRON.

Jean-François SOIRON (1756-1812/1813),
ou son fils Philippe SOIRON (1783-1860)
- Le roi Louis XV, en cuirasse sur fond nuagé;
- La reine Marie Leczinska, sur fond boisé.
Deux miniatures ovales sur émail, en pendant.
Cadres à réverbère en métal doré.
Dans leur écrin en chagrin rouge marqué aux fers :
«Louis XV et Marie Lizinska (sic) / peint sur émail / par
SOIRON».
Écrin : L. 20 x 9,5 cm - Cadres : H. 8,1 x 6,7 cm - Vues :
H. 6,5 x 5 cm
Estimation : 2 000 / 3000 €
Adjugé : 2 600 € (3 224 € frais inclus)


- Jean-François Soiron quitte Genève pour Paris en juin 1800 et connaît un franc succès comme peintre de portraits sur émail. Il réalise ceux de Napoléon Ier et de Joséphine de Beauharnais (musée du Louvre, inv. OA2260), médaille d’or au Salon de 1808. De même des personnages historiques, Alexandre le Grand, la reine Christine de Suède ou Madame de Grignan. Parallèlement, il est peintre sur porcelaine à Sèvres. - Son second fils Philippe (1783-1860) peint aussi sur émail, dont la Cène de Léonard de Vinci sur un calice de la chapelle de l’Empereur. Sous la Restauration, il pratique surtout la peinture sur porcelaine et travaille pour la duchesse de Berry.
- Bibliographie : Clouzot, «La Miniature sur émail à l’époque impériale», Revue des études napoléoniennes, 1918, p. 257 à 265.









12 juin 2020

Paris, Hôtel Drouot, salle 16
Vente du Vendredi 3 juillet 2020
Catalogue téléchargeable
https://drouotstatic.zonesecure.org//pdf/58/104421/catadrouotesti_20200703_bd.pdf?id=104421&cp=58

N° 154 - Commode royale du château de La Muette

COMMODE ROYALE DU CHÂTEAU DE LA MUETTE en placage de palissandre, de forme mouvementée, à trois tiroirs disposés sur deux rangs et quatre hauts pieds cambrés. Ornementation de bronzes ciselés et dorés, d’origine, les poignées en olive. Estampillée M.CRIARD, avec le cachet de la Jurande parisienne. Grande marque d’inventaire au dos du Garde-Meuble de la Couronne : «du N° 1938 / 3».
Époque Louis XV.
H. 85 cm - Larg. 119 cm - Prof. 63 cm.
Plateau de marbre ancien mais rapporté, petits accidents, quelques reprises au placage et usures à la dorure.
Estimation : 8 000 / 12 000 €
Adjugé : 11 000 € (13 640 € avec les frais)

Cette commode d’Antoine-Mathieu Criaerd est l’une des trois commodes – la nôtre numérotée 3 - livrée le 28 juin 1754 par l’ébéniste Joubert au Garde-Meuble de la Couronne, et destinée au nouveau château royal de la Muette que Louis XV venait de faire bâtir.

Antoine-Mathieu Criaerd (1724-1787), reçu maître ébéniste à Paris en 1747, fils de Mathieu Criaerd. Il estampillait «M.CRIARD». Il se maria en 1748 avec Marie Suzanne Chevallier, fille de l’ébéniste Jean Mathieu Chevallier. En 1777, son atelier ne comptait pas moins de six établis.
Bibliographie : G. Attal, Mathieu, Antoine-Mathieu et Sébastien-Mathieu Criaerd, étude d’une famille d’ébénistes du XVIII° siècle, à partir de documents d’archives. Mémoire de maîtrise à l’Université de Paris IV, 1987.
Le Journal du Garde-Meuble de la Couronne (O1 3316) mentionne pour le numéro d’inventaire 1938 : «Du 28 juin 1754. Livré par le S. Joubert ébéniste. Pour servir dans les nouveaux logements du Château de la Muette. Trois commodes de bois de palissandre à placages, et dessus de marbre de Flandres, ayant par devant trois tiroirs dont un grand et deux petits fermant à clef, avec entrées de serrures, boutons en olive et ornements de cuivre en couleur d’or, longueur de 4 pieds 2 pouces sur 2 pieds de profondeur, et 32 pouces de haut».

Gilles Joubert

L’ébéniste Gilles Joubert (1689-1775) fut le principal fournisseur de meubles du Garde-Meuble de la Couronne de 1748 jusqu’à la fin de sa vie. Il livra près de quatre mille pièces. Ne pouvant subvenir à la demande, il sous traitait avec des ébénistes de renom, tel Antoine-Mathieu Criaerd.

Le château royal de la Muette

Entre 1741 et 1745, Louis XV fait entièrement reconstruire le château de la Muette, situé près du bois de Boulogne. Dès 1753, le roi Louis XV y fait de fréquents et longs séjours en compagnie de Madame de Pompadour. En 1764, le château est repris par le dauphin, futur Louis XVI. En 1787, le château est désaffecté et progressivement démeublé. Sous la Révolution, le château est démoli, sauf les dépendances.